Vacances infernales – 46 –



Une fois l’inspecteur partit après lui avoir promis de la tenir au courant dès qu’il aurait une trace de l’enfant, Bruno rejoignit Chloé dans le salon. Elle était prostrée, partagée entre l’envie de se rendre à son ancien domicile ou rester auprès du téléphone. Le visage défait, elle regarda Bruno avec une telle lueur de désespoir dans les yeux qu’il s’en sentit tout remué.
– Il ne peut pas lui faire de mal, ne t’inquiète pas, fit-il pour la calmer un peu.
Il s’assit à ses côtés et la prit dans ses bras. Chloé s’y blottit et ses pleurs redoublèrent.
– Il faut faire quelque chose, murmura-t-elle entre deux sanglots.
– Il faudrait surtout savoir où il l’a emmené, répliqua-t-il d’une voix contenue.
Il serrait les poings de colère, se demandant comment un homme pouvait avoir l’irresponsabilité d’enlever un nouveau-né à sa mère. Il n’arrivait pas à comprendre et rangeait cet individu dans la classe des gens fous à lier. Soudain, Chloé se leva, le faisant sursauter. Elle se rappelait de quelque chose qu’elle n’avait pas dite à l’inspecteur :
– La villa de sa famille, bien sûr, il a pu s’y réfugier, il est auprès de ses parents, j’en suis sûr !
– Non, protesta Bruno, ses parents ne peuvent pas tremper dans ce délire.
– Oh que oui, rétorqua-t-elle, ils me détestent !

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