Vacances infernales – 13 –


Les pétarades d’une moto déchira soudain le silence de la nuit. Les occupants de la maison purent l’entendre approcher et finalement se garer dans la cour. La porte d’entrée s’ouvrit avec fracas :
– Salut les gens, cria un géant blond de l’entrée tout en se débarrassant de son casque, de ses gants et de son blouson de motard. Il entra au salon et sa mère s’écria aussitôt :
– Vivian, enfin tu arrives à l’heure, nous allons pouvoir dîner tous ensembles !
Il embrassa ses parents, sa sœur et salua son frère.
– Ben, vous en faites une gueule, où est ma belle-sœur préféré ? Demanda-t-il en tournant la tête dans tous les sens. Valérie toussota et jeta un œil sur Victor, comme ce dernier ne pipait mot, elle se décida :
– Chloé à disparu…
La mère glissa le papier qu’elle tenait encore en main. Vivian le parcourut rapidement :
-C’est un « joke » !
Le silence des autres lui firent ravaler son humour. Son père s’éloignant de quelques pas pour revenir aussitôt d’un air soucieux :
– Voilà ce qu’il faut s’attendre d’un mariage précipité. Je vous avez pourtant averti !
Il n’avait jamais approuvé ce mariage, mais son fils n’en avait fait qu’à sa tête.
– C’est sûr que tomber enceinte si jeune et si vite n’augurait rien de bon, continua-t-il.
Victor sentait la moutarde lui monter au nez. Il se leva et se mît à crier :
– Nous ferions mieux de nous unir pour la chercher avant qu’il ne lui arrive malheur !
– Que veux-tu qui lui arrive, ironisa sa sœur, elle t’a larguée, un point c’est tout ! À cette heure-ci, elle doit être en train de faire la fête.
-Dans les bras de son amant, continua Vivian dans un demi-sourire. Je pourrais te raconter des trucs à son propos si tu voulais m’écouter !
Victor marcha sur lui, les poings serrés. Son père le retint :
– Pas de bagarre ici, je vous prie !
Mme Garris intervint et ajouta :
– Elle était trop jeune, beaucoup trop jeune pour toi !
Victor serra les dents et grommela :
– Mais qu’elle genre de famille êtes-vous pour vous permettre de nous juger ? Toi, la frangine, tu n’es même pas capable de garder un mec ne serait-ce qu’un jour, et toi, Vivian, tu es tellement égocentrique que pas une fille ne consent à vivre avec toi, alors ne venez pas me dire comment je dois mener ma vie !
Il attrapa ses clefs de voiture et sortit en claquant la porte. Deux minutes après, ils entendirent la voiture démarrer en faisant crisser le gravier.
– Et mon dîner alors, se lamenta Hélène Garris…

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