L’habitude, est-elle une dépendance ?


 

Ne plus pouvoir se passer de certains petits gestes simples et journaliers au point d’éviter tout écart de conduite, tous voyages, tout risque inconnue, je me suis surprend à le croire ces derniers temps.

Un voyage lointain de prévu et me voilà toute chamboulée pour plusieurs mois.  Changer mes habitudes, mon petit confort, pourquoi est-ce aussi difficile ? Serait-ce parce que ma façon de vivre devient une dépendance pour moi ? Comme une drogue ?

L’habitude est une disposition acquise, relativement permanente et stable, qui devient une sorte de seconde nature, nous dit Wikipédia  La dépendance pouvant être une addiction, l’addiction  repose sur une envie répétée et  irrépressible obligeant la personne touchée à faire des efforts pour s’y soustraire.

 

Le sujet se livre à son addiction malgré la conscience aiguë qu’il a le plus souvent d’abus et de perte de sa liberté d’action, ou de leur éventualité. Et les petites habitudes tant qu’elles restent discrètes, passent, mais dès qu’elles commencent à entraver sa propre liberté, on peut la considérer comme une dépendance.

Mon habitude à moi est de faire toujours les mêmes choses chaque jour. Je suis dépendante de ces gestes pour mon confort et mon équilibre nerveux. Dès que quelque chose change, rien ne va plus pour moi. Ma façon de vivre, est-elle une dépendance ?

Le débat est ouvert…

Cet article est ma contribution au festival A la Croisée des Blogs du mois de Juillet, dont le thème était “s’affranchir d’une dépendance” et organisé par Guillaume du blog S’améliorer.com.

 

3 réflexions sur “L’habitude, est-elle une dépendance ?

  1. Bonjour,Il semble que vos habitudes soient plutôt une routine bien établie, et ce sans doute depuis des années. Je dirais que vous avez certainement développé une dépendance vis-à-vis de votre routine. Si vous vivez seule cela ne doit pas être un problème. Par contre si vous envisagez un jour de vous mettre en couple, il y a fort à parier que votre routine en souffrira, et vous même par la même occasion.J\’ai moi-même deux jeunes enfants et même si la routine est primordiale pour eux (afin d\’établir un équilibre de vie, une constance et une stabilité) ils en sont à un point où leurs habitudes de vie changent. Cela revient à dire que même si la structure de la journée reste à peu près la même, les activités changent quand même, des amis sont invités, des activités non prévues (surtout pendant les grandes vacances) se planifient de nulle part. Impossible donc de "coller" à une structure mais ce cadre de vie me convient tout à fait.

  2. Voilà un sujet passionnant!Satisfaire nos besoins physiologiques et psychologiques étant indispensable à notre bien-être, le lien de dépendance existe de toute manière. Personnellement, je trouve qu\’on a tendance à mettre de l\’addiction un peu partout. Dans le même temps, je pense que la seule chose qui compte, c\’est ce que toi tu en penses: dans quelle mesure tes habitudes sont-elles une addiction à tes yeux?Pour certains, le confort psychologique et émotionnel passe par des habitudes rassurantes, qui sont donc une solution pour satisfaire le besoin de sécurité. Cependant si les habitudes et la recherche de ce confort sont tellement fortes qu\’elles en deviennent problématiques pour la personne qui les vit, il est peut-être temps d\’envisager d\’autres stratégies pour satisfaire le besoin de sécurité tout en préservant la liberté de mouvement? Une stratégie, quelle qu\’elle soit, a besoin d\’être ré-évaluée régulièrement en termes de coûts et bénéfices pour s\’assurer qu\’elle ne devienne pas plus consommatrice d\’énergie qu\’efficace.D\’autre part, il peut être intéressant aussi d\’aller explorer la nature et l\’intensité de ce besoin de confort/sécurité, qui cachent peut-être autre chose?

  3. plus je me questionne et plus je me dis que ces habitudes sont en fait une façon de me rassurer sur le monde. Pourquoi ai-je besoin d\’être rassurée, à cause d\’une jeunesse passée à être sans cesse ballotée, de déménagement en déménagement. Besoin de "racines", peur de "l\’autre", voilà comment j\’en suis arrivée à une dépendance de mes habitudes profondes. Je ne suis pas dérangée par la survenue subite d\’une surprise inhabituelle et je peux très bien m\’y adapter, non c\’est plus profond que cela. J\’ai eu moi-même des enfants, devenus ensuite ados et je sais le chambardement que cela peut-être. Ici, je parle de la dépendance aux racines que l\’on se fabrique…

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