J’écris un roman – suite 10


 

Voici la situation initiale de mon histoire intitulée « Le roman de Serge » (vous voyez ainsi que je modifie le titre au fur et à mesure que j’écris, donc provisoire !

 

Reconnu par la population comme un bon romancier, il était devenu le porte parole de tous ceux qui écrivaient dans le pays. Ce rôle de représentation lui convenait assez pour satisfaire une ambition qui s’arrêtait là. En effet, il n’arrivait pas à savoir s’il préférait enseigner ou écrire et balançait entre les deux.

C’était comme pour sa fiancée Suzy. Malgré ses 34 ans, Serge n’avait pas encore décidé de vivre avec elle. Il n’avait pas sauté le pas et, comme un adolescent attardé, vivait toujours chez ses parents. Cet état le satisfaisait pleinement car ses sentiments pour elle, allait de l’admiration mais également à l’agacement. D’une nature plutôt tranquille, elle le poussait souvent à aller de l’avant, ce qui ne lui convenait qu’à moitié. Heureusement pour lui, elle était de nature indépendante et malgré l’avis de leurs parents respectifs, ils avaient décidé de ne pas céder aux chimères du mariage. C’est ainsi que leur drôle de couple tenait depuis plus de cinq ans.

Tous les matins, Serge allait à pieds jusqu’à son lycée. Il retrouvait ses élèves vers les sept heures trente et s’asseyait invariablement face à un pupitre qui se trouvait dans le fond de la classe. Il attendait patiemment que les élèves s’installent et commençait son cours dans leur dos. Cela avait beaucoup perturbé les élèves au départ, mais ils s’étaient lentement habitués. Ceux qui s’étaient retournés au début pour le regarder, avaient été prié de reprendre position. Les enfants n’entendaient que le son de sa voix et ne sachant jamais où il était, se tenaient tranquilles. Ajouté à cela, un cours toujours vivant et même passionnant, il obtenait d’excellents résultats.

Voilà, donc un petit morceau de rajouté. C’est ainsi qu’avec de petites rivières, l’on fait de grands fleuves…

Vos commentaires sont les bienvenues, inutile de le dire, n’est-ce pas ?

Merci et à +

 

bullet

4 réflexions sur “J’écris un roman – suite 10

  1. Peu à peu le portrait de ce romancier-prof se dessine. Indépendant, amoureux et enseignant de talent.  » Serge, faudrait songer tout de même à quitter maman, maintenant, hein ?  » 🙂

  2. Ca demarre fort !

    à pied avec un s ???

    mon oeil de lynx a aussi détecté deux autres etourderies :

    « Serge n’avait pas encore décidait (décidé) de vivre avec elle.

    Il n’avait pas sautait (sauter) le pas. »

    Pensez à vous relire le lendemain, l’oeil est plus neuf !

    Amities

    PIERRICK

  3. Merci Pierrick pour votre oeil de linx.
    Oui, tout de même, pieds avec un s. Il marche avec ses deux pieds me disait mon prof quand j’étais bien plus jeune :-)))
    amitiés à vous aussi
    pommeliane

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