Quand le coeur de Nouméa avait une âme


8 août 2007

Un moment de nostalgie en lisant cet article parue ce matin sur « Les Nouvelles-Calédoniennes » et où je me suis permis d’ajouter quelques précisions…

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Le centre-ville il y a trente ans (mon époque ) c’était le Prisunic, la grande surface branchée, le magasin Barrau et son escalator, Marlène et son premier ascenseur, les braderies qui ressemblaient à de grandes kermesses. C’était la ville-village avec son vieux marché place des Cocotiers, le Rex et le Liberty (où nous payions nos places avec des paquets vides de Génie Sans bouillir )qui abritaient nos amours adolescentes devant des nanars de momies ou de cape et d’épée. C’étaient les mercredis après-midi (non, les jeudis à l’époque) passés à traîner dans les rues, en bande, (à boire des litres de coca-cola ) ou les soirées rue de l’Alma à regarder la télé devant la vitrine de Ballande.

Et les garçons qui venaient tourner autour de l’école Saint-Joseph de Cluny (oui, et puis nous on se faisait punir par les sœurs à cause d’eux ) dans l’espoir d’apercevoir les collégiennes en jupette grise et strict chemisier blanc (et oui, j’étais déguisée ainsi à l’époque) Et les bagarres entre gamins d’écoles ennemies sous le vieux tamarinier du City.

C’était la vieille bâtisse de la bibliothèque Bernheim, sombre et silencieuse, qui se prêtait si bien aux histoires de fantômes qu’on lisait allongés sous les grands arbres. C’était aussi le Saint-Hubert, le Bearno et le Bambino avec leurs glaces et milk-shake parfumés (et leurs croque-monsieur alors ?) les magasins chinois, les flamboyants dont la floraison, guettée par tous les écoliers, annonçait les vacances.

Les courses du samedi matin au centre-ville étaient attendues comme une fête, avec l’espoir de rentrer à la maison les bras chargés de paquets.

C’était surtout moins de béton, de pots d’échappement, de bruit… Et paradoxalement, plus de vie, de couleurs, de senteurs odorantes.

C’était le cœur de Nouméa, quand Val-Plaisance, Magenta ou la Vallée-des-Colons résonnaient encore comme des noms de villages.

Mots clés : Nouméa, centre-ville, adolescents

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