Le monde a mesuré cent pas


5 juillet 2007

« Une décennie durant, le monde a mesuré cent pas » est la phrase d’ouverture de « la mort de Brune » (Gallimard 1996), où Pierre Bergounioux décrit dans la ville de Brive, en Corrèze, une suite de lieux spécifiques de son enfance.

De cette manière, décrivez un parcours que vous avez souvent fait, mais que vous ne faites plus.

Il faut que ce soit un souvenir.

Comme chaque matin, nous prenions le chemin de l’école le coeur léger. En hiver, notre mère nous donnait de gros galets brûlants pour nous réchauffer les mains. Nous longions en courant la longue rue rectiligne du lotissement où nous habitions, puis à la première courbe, l’aventure commençait.

Comprenait qu’il n’y avait plus aucunes petites maisons alentours et que nous devions traverser un grand pré qui nous servait de raccourci. Au milieu de ce pré s’élevait un magnifique poirier certainement centenaire. L’été, nous profitions de ses généreux fruits acidulés, l’hiver, nous grimpions dans ses branches en nous racontant des histoires. 

Après cette petite halte journalière, nous reprenions notre chemin, sans manquer au passage de cueillir quelques pâquerettes sauvages. Après avoir franchi un fossé, nous nous retrouvions sur la route principale où nous récupérions nos autres camarades pour un petit bout de chemin ensembles. Nous marchions  en chahutant durant un bon kilomètre avant de parvenir à notre petite école blanche au toit rouge… 

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