2 novembre 2007
Que dire après ce Salon du livre Océanien ?
Une organisation à revoir !
J’ai fait le déplacement pour rien, cinq heures de route et je n’en reviens encore toujours pas :-(
J’avais une intervention auprès d’une vingtaine de jeunes gens, le mardi matin à 8 heures.
J’arrivai donc sur place à Hienghène après une heure de route. En effet, il n’y a plus d’hébergement sur place et j’ai du être hébergée par des amis sur Poindimié, village le plus proche de Hienghène.
Les techniciens étaient encore en train de finir l’installation du site.
C. déballait les livres qui devaient être en expo, l’ouverture officielle étant prévue à 10 heures.
Après deux ou trois tours rapides pour essayer de trouver un interlocuteur afin de savoir où devait se dérouler la rencontre avec les enfants, je ne trouvais personne qui puisse me renseigner.
1/ Les organisateurs n’ont même pas penser à installer une hôtesse d’accueil dans un coin pour renseigner les gens à leur arrivée.
Finalement, je tombais sur le directeur de la bibliothèque de notre petite ville, organisateur du SILO et qui arrivait sur ces entrefaits. Il me précisa que les rencontres se déroulait au centre Culturel de Hienghène et non pas à la salle Omnisports. Ah bon, il y a deux sites ? Merci !
Heureusement, le centre n’est pas loin. Je me déplaçais donc jusque là bas (avec tout de même une demi-heure de retard pour cause de non information). Je constate que les autres écrivains intervenants étaient déjà sur place (ils étaient hébergés à Hienghène, eux et surtout avaient été averti de l’endroit où se passait les interventions) et ils avaient commencé les rencontres. Je m’informais auprès de la réception du centre culturel pour savoir où je devais intervenir mais apparemment, elles n’avaient aucun renseignement. Elles ne savaient tout bonnement pas où je devais intervenir et me conseilla de faire le tour des groupes pour trouver mon nom qui devait être épinglé à des piliers.
Trois tours plus tard et au moment où j’allais finalement abandonner, on vint enfin à mon secours pour m’indiquer un groupe qui m’attendait bien sagement devant la porte de la médiathèque (j’étais passé au moins trois fois devant sans qu’aucun ne réagisse !).
Ouf, peu importe, enfin un groupe !
Nous rentrons tous dans la petite médiathèque (une jolie case bien sympatique) et je m’informe auprès des jeunes gens pour savoir s’ils ont lu mon livre où bien s’ils connaissent l’histoire. Normalement, le travail a été préparé en amont et ils doivent savoir qui je suis, ou tout au moins l’histoire que j’ai écrite. Mais c’est faire preuve de beaucoup d’optimisme, de croire cela. C’est pauvres jeunes gens ne savaient rien du tout sur ce que j’avais écris, alors qu’on m’avait assuré qu’ils auraient été préparé. Même s’il n’avait pas eu le temps de lire le livre, le prof aurait pu au moins les informer de cette rencontre et leur faire lire un résumé de l’histoire et préparer des questions. Mais, j’en demande trop ! Comment intervenir dans ce cas là ?
Je respirai un grand coup (zen) et me lançais à leur raconter succinctement l’histoire puisque je ne pouvais rien faire d’autre. Ils me regardaient tous avec un air perdu, en se demandant certainement ce qu’ils faisaient là (et moi aussi par la même occasion). Je voyais bien que de toute façon, pour eux, c’était une journée sans classe et qu’ils échappaient ainsi aux cours…
Enfin bref, la rencontre dura en tout et pour tout, un petit quart d’heure et il me fallut les laisser. D’autres rencontres les attendaient.
Ce fut la seule intervention de la journée !
Autant dire rien !
Faire autant de kilomètres pour ça, c’est plutôt frustrant, non ?
Je ravalais mon désappointement en espérant me rattraper le mercredi soir : je devais participer à un forum filmé sur la littérature jeunesse ! Au moins n’étais-je pas venue pour rien jusqu’à Hienghène. Dans la semaine, je m’étais auparavant entretenu avec le présentateur et le contact avait été chaleureux… (voir mon post précédent)
Retour à la salle Omnisports où l’ouverture officiel du Silo allait se dérouler. Pas mal de monde attendait. Nous eûmes droit à une belle cérémonie, avec coutume et discours. Rien à redire pour cette ouverture assez émouvante (La Province Nord accueille la Province Sud, c’est un moment fort).
L’ouverture du Silo est enfin déclaré. Nous pûmes déambuler autour des quelques stands dressés…
2/ Dommage, là encore, que l’on n’ait pas, comme pour tous bons salons de livres qui se respectent, pris la peine de mettre en place des tables où l’on aurait pu rencontrer les écrivains, qui avaient quand même fait le déplacement en nombre, afin de pouvoir aller à leur rencontre. Il y’avait là pas mal d’invités extérieurs à la Nouvelle-Calédonie mais comment les aborder et parler avec eux lorsque vous ne les connaissez pas, et ne pouvez pas à les reconnaître dans la “foule” ? Si les organisateurs avaient pris la peine d’octroyer à chacun une petite table avec leurs noms, le contact aurait été plus aisé. Le public aurait pu aller au devant d’eux. Je pense qu’ils ont du être, eux aussi, assez frustrés par cette rencontre râtée… (nb : j’appends ce matin sur le journal local que l’essentiel des rencontres se sont faites à l’hotel même de Hienghène, donc uniquement pour ceux qui y étaient logés, à quoi donc à servi le SILO ?)
Mais le comble pour moi, fut le mercredi soir.
Pour ne rien râter du forum télévisé, je partis un peu plus tôt de Poindimié et m’arrêtai au “Club Med” de Hienghène afin d’attendre au salon du bar, l’heure dite, c’est-à-dire dix huit heures. J’arrivai donc à l’heure au Silo, pour m’entendre dire par le journaliste lui-même que je ne participerai pas au forum. Trois personnes avaient dû être annulées à cause d’une grève générale (commencée et annoncée depuis le matin). Il n’y avait pas assez de techniciens du son pour tous. Inimaginable. Bonjour la communication chez eux. J’ai eu envie de lui dire que j’avais tout de même un portable sur moi et que je pouvais être jointe à n’importe quelle heure, mais bon, j’étais trop abasourdie pour cela !
Il ne me restait donc plus qu’à repartir et à refaire la route en sens inverse, en pleine nuit (Soit dit en passant, avez-vous déjà pris la route en Nouvelle-Calédonie, la nuit ? C’est assez impressionnant, surtout un soir d’Halloween - brrrrrr ! ) afin de rejoindre Poindimié, et tout cela pour rien !
Ne sommes-nous donc que des PANTINS aux yeux de ces gens là ? Pas assez importants pour être avertis à temps ?
Résultat de ce Salon du livre Océanien ? Pour moi en tout cas, rien…
J’ai des envies de meurtre, parfois !
Mais bon, je m’en remettrai, ne vous en faites pas :-))))
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